Prendre son bien-être en main.

J’ai co-animé récemment un atelier chez un client soucieux de porter la notion de bien-être au sein de son entreprise et auprès de ses clients.

Atelier riche d’enseignement car l’équipe était très intéressée par le sujet, attentive et sans a priori. Ce moment m’a conforté dans l’idée que le bien-être en entreprise est l’affaire de tous mais aussi de chacun d’entre nous.

Mon bien-être, comme le stress, est subjectif et personnel et dépend beaucoup de mon propre travail intérieur.

Cela ne donne pas à l’entreprise un blanc-seing pour ne plus réfléchir à tous les moyens, outils et processus qu’elle peut mettre en place pour améliorer la qualité de vie au travail en étant par exemple attentif aux espaces, au mobilier, au management, à ses valeurs ou à la congruence des comportements de son comité de direction avec ses valeurs d’entreprise.

Il y a aujourd’hui pléthore de solutions pour améliorer les conditions de travail des salariés et éviter les risques psychosociaux. Seulement l’entreprise n’a pas pour vocation de « faire » du bien-être. Elle doit avant tout être productive et concurrentielle.

Et c’est d’ailleurs souvent parce qu’elle commence à voir et à vérifier que le manque de bien-être est en frein au déploiement de son activité, qu’aujourd’hui, elle s’intéresse de plus en plus à cette notion.

Pour autant, en tant que salarié et humain, je peux prendre mon bien-être en main.

Cela veut dire travailler sur moi, sur mes croyances et sur mes valeurs, sur ma capacité à comprendre mes émotions et celles des autres. Sans doute aussi de temps en temps à relire mon histoire, à voir mes talents, à augmenter ma confiance en moi et en mes capacités. Ecouter son corps enfin et être attentif à ce qu’il soit en résonnance avec mon esprit.

Mon bien-être passe par ma capacité à me connaître avec mes forces et mes limites, à reconnaître mes talents et à développer mon envie de les partager avec les autres qui ne sont pas des dangers mais autant de ressources extérieures où puiser de l’énergie, des connaissances et de la reconnaissance.

Mon bien-être se construit, pour beaucoup, par les relations que j’installe ou que j’accepte avec les autres salariés. Comment je me sens quand je parle avec l’autre dans ma vie professionnelle : j’échange d’égal à égal, je me trouve moins compétent que lui ou beaucoup plus intelligent?

Pour reprendre un concept de l’analyse transactionnelle, se sentir égal à égal c’est être dans une position de vie où je me sens quelqu’un de bien, « je suis OK » et où je vois l’autre comme étant quelqu’un de bien, «il est OK».

Claude Steiner, un des pionniers de l’analyse transactionnelle, écrit : « Adopter la position : « je suis O.K., vous êtes O.K. » est l’exigence minimale (…) pour maintenir un bien-être social et émotionnel ».

Passez en mode adaptatif !

Renaitre

Le confinement c’est difficile ! Le confinement avec tout le monde à la maison, le confinement sans la personne que l’on aime, le confinement avec sa solitude, le confinement quand on est vieux ou malade, le confinement avec son handicap, …
Personnellement, les deux premiers jours furent vraiment durs. J’avais fait mes courses habituelles auxquelles j’avais rajouté des gâteaux, du chocolat, des pates d’amande, des calissons et quelques autres sucreries du même genre.
Les deux premiers jours j’ai mangé pour essayer de vaincre mon stress. Cela n’a pas eu l’effet escompté mais j’ai pris plus d’un kilo, en deux jours !
Manifestement, face à cette expérience nouvelle et complexe, je suis resté en mode automatique et mon cerveau m’a envoyé un message d’alarme.

Le stress est un message d’alarme qui nous dit : « c’est nouveau, c’est compliqué, tu ne vas pas trouver de solution en restant en mode automatique. Il va falloir t’adapter, te servir de ton cerveau préfrontal pour passer en mode adaptatif ».

Oui, d’accord mais c’est plus facile à dire qu’à faire !

Comment basculer d’un mode à l’autre ? Vous pouvez essayer ces quelques exercices  :

1. On peut prendre le temps de se poser des questions face à cet événement. Voilà ce que cela peut donner :

  • Y a t’il quelque chose que j’aime particulièrement faire et que je pourrais faire tout en étant confiné ?
  • Y a t’il une activité qui me fait vraiment du bien quand je n’ai pas le moral ?
  • Si cette activité qui me fait du bien quand je n’ai pas le moral ne peut s’effectuer qu’à l’extérieure, où vais-je pouvoir la faire quand je pourrais sortir de chez moi ?
  • Et si je me renseignais sur le lieu, le prix, les horaires, la route pour y aller, les transports, les restos autour, l’endroit où je vais pouvoir dormir, … ?
  • Le confinement ne me plait pas mais pourrais-je le vivre autrement ?
  • Et si j’arrêtais de regarder les chaines d’informations en boucle ou les post anxiogènes sur les réseaux sociaux et que je me faisais mon opinion personnelle en regardant l’avancée de la recherche sur le virus?

2. On peut prendre une feuille de papier et un stylo et écrire les 3 avantages à cette situation ?

  • Je vais enfin dormir un peu moi qui me plaint tout le temps d’être fatigué ;
  • Je ne vais plus voir Paul qui m’agace tous les jours à l’heure du déjeuner ;
  • Je vais faire le tri dans mes photos;
  • Je vais pouvoir ranger la tonne de papier qui traine à la maison ;
  • Je vais pouvoir souffler un peu moi qui court tous les jours ;
  • Je vais enfin avoir le temps de prendre des nouvelles des amis que je n’ai pas vu depuis longtemps ;
  • Je vais régler le problème de cette porte qui grince ;
  • Je vais écrire un mail pour résilier ce magazine que je reçois toutes les semaines mais que je ne lis plus ;
  • Je vais prendre du temps pour mes enfants, moi qui dit souvent « que je ne les vois pas grandir » ;
  • Je vais enfin prendre le temps de lire ce livre que l’on m’a offert à Nöel ;

3. On peut, à deux, créer d’abord une liste de personnages de toutes sortes : un pompier, le pape, un martien, Mickey, un basketteur, … Trouvez environ 40 personnages. Puis l’un de vous prend la liste, choisit un personnage et pose la question à l’autre : « A ton avis, si un …… était confiné, qu’est-ce qu’il penserait ? ». A l’autre d’inventer une réponse. Répétez une dizaine de fois puis passer la feuille à l’autre.

Tous ces petits exercices ont pour but d’aider votre cerveau à changer de mode mental, à passer du mode mental automatique au mode mental adaptatif.

Vous avez peut-être remarqué que la deuxième semaine de confinement a semblé passer plus vite que la première ? C’est parce que vous commencé à vous adaptez, à trouver de nouvelles routines, de nouveaux rituels.

Nous avons tous besoin de structurer notre temps pour vivre. N’hésitez pas à vous créer un emploi du temps personnel. De la même façon que vous vous lavez les dents matin et soir, choisissez-vous des horaires fixes pour vos activités quelles qu’elles soient.

Pourquoi c’est si difficile avec mes parents ?

La période de 13 à 18 ans est souvent l‘expérience de conflits, d’incompréhensions avec les parents. « C’est l’adolescence » dit-on. « L’âge bête » disent même certains. « Il est devenu ingérable », « on ne le comprend plus »,…

La réalité c’est que nous avons tous 2 à 3 valeurs « premières » c’est-à-dire des valeurs qui font profondément ce que nous sommes, qui construisent notre identité. Ce sont des convictions qui nous semblent particulièrement importantes et qui constituent nos repères essentiels. Ce sont elles qui nous poussent à agir, qui nous mettent en mouvement. Elles influencent nos comportements et nos actes. C’est elles qui nous permettent d’avoir confiance en nous.

Cela peut-être l’écoute, la reconnaissance, la persévérance, l’intégrité, la rigueur, la tolérance, le courage, la fidélité, l’extravagance, la compassion, la générosité, la liberté, le don, la sexualité, la beauté, l’amitié sincère, le bonheur, la domination, la spiritualité, le partage, …
Il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » valeurs. Nous ne sommes pas sur des valeurs morales.

Beaucoup d’adultes que je vois en coaching ne se sont jamais posé la question : « Qu’elles sont mes valeurs ?» et pourtant ils savent souvent celles qu’ils souhaitent retrouver chez leurs enfants.

Le choix des valeurs commencent très jeune (entre 0 et 10 ans), même si nous n’en sommes pas conscient, et quand on arrive à l’adolescence on a déjà choisi des valeurs.
Or, justement, la période de l’adolescence est celle où l’on remet parfois en question ces valeurs déjà choisies et où l’on en cherche d’autres.
C’est d’ailleurs souvent la dernière période où l’on est capable de changer seul ses valeurs.

C’est une des raisons des difficultés de l’adolescence.
Les parents ont une vision des valeurs qu’ils souhaitent pour les enfants, ils ont parfois l’impression d’avoir reconnu certaines valeurs chez eux. En général celles qui leur conviennent bien!
Et voilà que l’adolescent décide du jour au lendemain d’en changer, sans demander la permission à ses parents! Il prend alors parfois des décisions de vie absolument incompréhensible pour les parents. L’un abandonne du jour au lendemain ses études, l’autre annonce qu’il est homosexuel, un troisième arrête son sport préféré ou ne veut plus aller en vacances avec ses parents.
Forcément cela tend les relations et compliquent la communication.

D’où l‘importance, au moment de l’adolescence, de faire ce travail sur soi de compréhension de ce qui m’anime. Le changement est toujours compliqué mais changer à l’intérieur de soi n’est vraiment pas simple. C’est pour cela que parfois on se sent perdu, on ne comprend plus le sens de notre vie. C’est le moment de faire le point sur ses valeurs.
Connaître ses valeurs c’est mieux se connaître et améliorer sa capacité à communiquer aux adultes ce que je suis et ce que je veux.